vendredi 1 mars 2013

La Casbah









Une vraie journée algérienne...

Enfin la vraie Alger se dévoile...
La recherche d'un véhicule de location est un travail de longue haleine. Après deux matinées à sillonner les rues de Champ de manœuvre en quête d'une auto pour me rendre à Sétif, après dix portes closes, et trois  Machech voitures,Walou... Tahar et moi croisons son ami Mourad qui, peut être, connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui loue sa voiture... Un café en terrasse sur la rue Didouche s'impose donc, il est 11h, le soleil bat son plein, mais le temps est compté.
Après quelques appels, nous devons attendre le coup de téléphone du loueur, la seule solution si cela ne marche pas serait de partir à Sétif, seule en bus ou en taxi...
Comme on dit ici, le Mektoub... Faire les choses quand on le sent. Si je ne vais pas à Sétif, il y aura surement autre chose. La location tombe à l'eau, le taxi seule ne met tente guère... Le bus avec son système de collage,  comme on dit ici, non plus. Le collage c'est en fait profiter des secousses du bus pour se coller à une femme, ou un homme. C'est une pratique très courante, surtout pour les hommes...Donc Sétif sera pour un autre voyage. Je continue mon enquête avec de nouveaux éléments, deux personnes à contacter à Marseille...

La Casbah, authentique...Bab Oued... Un denier thé ce matin sur la terrasse du Tantonville, et déjà Alger je te quitte...


Quartier Fort de l'Eau et Lavigerie

Fort de l'Eau

Une villa à Fort de l'Eau

Vue du quartier Lavigerie


Rue Lavigerie

mercredi 27 février 2013

Tom Sawyer au pays des hommes...

C'est bon, j'ai déjà un surnom, Tom Sawyer!Le bonnet de lutin, porté pour passer inaperçue parmi les hommes, fait beaucoup rire mes deux amis...
Grâce à eux d'ailleurs, je me fonds complètement dans les bars pour hommes.

Aujourd'hui, c'était le Perroquet, bar restaurant bien connu depuis plus de cinquante ans et fréquenté uniquement par des hommes. On y boit et on y fume beaucoup, accessoirement on y mange aussi, et très bien. Je salive encore des sardines à l'apéritif. En passant la porte, une atmosphère enfumée et masculine m'accueille gentiment du regard, qui d'ailleurs est assez furtif, comparé aux regards habituels... Monsieur M. nous invite à sa table déjà occupée par deux autres hommes d'un certain âge... très vite, nous faisons connaissance et ils semblent ravis de ma démarche, l'un d'eux est natif de Sétif... Je suis entourée de francophones, ils corrigent mes erreurs grammaticales et parlent le "français de Molière" mieux que quiconque. Monsieur M., cheveux blancs, sourire espiègle et yeux pétillants, me confirme que l'apéritif, "bien conservé de l'époque des français", est le moment où tout se règle. Sur ce, il invite Monsieur A., son collègue cinéaste assis une table plus loin, à nous rejoindre. Lui aussi de Sétif! Il prend les choses en main: " note moi les informations de ta famille sur une feuille, je reviens dans cinq minutes."...Seulement deux minutes plus tard, il revient et me demande de noter le numéro de Monsieur Ben D. à Sétif, qui m'attend dès le surlendemain à Sétif. Il connait bien la famille Tomas. Un certain Tomas, cheveux blancs en brosse, était directeur de l'école près de l'avenue de la gare. "Oui, c'est surement Philippe Tomas, le frère de Papi, qui était instituteur." Notre convive sétifien pousse un petit cri de surprise: "C'était mon directeur! A l'école de la Cité Levi!"

 Le repas se poursuit dans la liesse, moi heureuse de cette première pêche fructueuse, et de cette rencontre si riche. Nous échangeons longuement sur notre histoire commune, nous ironisons de la Planète des hommes, car précisons, j'étais évidemment la seule femme dans ce café invisible de l'extérieur...
Je pars donc vendredi à Sétif...Les photos dans ma poche et ma famille encrée dans mon coeur...
La mémoire est un drôle de chemin. La nostalgie de ma grand mère a fait surface en moi aujourd'hui avec ces retraités. Le soleil d'Alger, ces rencontres...

Je ne sais plus bien les raisons de mon voyage, mais ce que j'y rencontre me dit de revenir et qu'une partie de mon coeur se situe ici, sur cette terre... Parfois on ne se l'explique pas... Cette sensation de déjà vu, déjà senti...

mardi 26 février 2013

une maison à Fort de l'eau

bidonville en allant vers El Harrache

La planète des hommes...

El Harrache, le marché, Lavigerie l'enquête ... Monsieur Claude, le gaouli de Lavigerie ne connaissait pas Mr Tomas, peut être plus de chance jeudi à Sétif...

lundi 25 février 2013

Premier jour dans Alger, les places sont toutes empruntes d'une histoire...
Le Tantonville, déjà mon QG. En face du Théâtre National, lieu historique du centre, sa terrasse accueille les artistes, les femmes, les vieux, tout le monde...Je lis El Watan en prenant le soleil...
Aujourd'hui j'ai vu le quartier de Maison Carrée et Lavigerie où Lucien Tomas, mon grand père a travaillé dans un atelier de chauffagerie/plomberie. Nous demandons à un vieil épicier si il se souvient de cette chauffagerie de la rue, alors l'enquête commence. I nous envoie chez un cousin, qui lui même est le père d'une journaliste que mon ami connait... Lui nous envoie chez un homme plus âgé, Mr S., qui était là dans les années 50 et travaillait comme maçon. Maçon...Chauffagiste...Monsieur S. devrait se souvenir de ses vieux collègues...Vu la pluie battante aujourd'hui sa petite boutique est fermée, nous reviendrons demain...